Des centaines de chantiers ouvrent annuellement les voiries du Pays de l’Ozon, pour des besoins divers. Chacun exige une permission de voirie de l’intercommunalité, puis un arrêté de circulation de la commune traversée. Ces décisions se prenaient par courriel et les arrêtés saisis à la main. Ainsi, malgré toute la rigueur du service, personne ne pouvait dire un mardi matin quelles rues étaient ouvertes. Plutôt que d’acheter un logiciel, les agents ont écrit eux-mêmes les règles du circuit avec les communes et piloté la création d’Open Projets Chantiers. Chaque chantier y possède désormais son fil, c’est-à-dire un dossier mutualisé doublé d’une conversation à la manière de WhatsApp, partagée par la collectivité, demandeur et l’entreprise.
Chantiers de voirie : un seul dossier pour 7 communes
Porteur(se) de projet
La problématique
Un projet collaboratif
Rien n’a été développé avant que les règles ne soient tranchées. Le service voirie a réuni les sept communes et les entreprises qui interviennent, puis il a listé les situations qui posaient problème, comme l’agent qui tient à la fois la voirie de sa commune et celle de l’intercommunalité, ou le concessionnaire qui réalise lui-même ses travaux. Ces règles ont été écrites avant la première ligne de code, et ce document fait toujours foi. Il en résulte un fil par chantier, c’est-à-dire un dossier mutualisé et une conversation partagée entre le demandeur, l’intercommunalité, la commune et l’entreprise. La plus petite commune y dispose du même service que le bourg-centre, et les entreprises y entrent sur simple invitation.
Un projet performant
Le premier effet est que plus rien ne se retape. La permission au modèle Cerfa et l’arrêté de circulation s’éditent depuis les données déjà saisies, plan de l’emprise compris, si bien que le document et la demande ne peuvent plus diverger. Un chantier traversant trois communes se dépose une seule fois au lieu d’une dizaine d’envois, et chaque étape prévient les seules personnes concernées. Chaque décision est datée et conservée, de sorte qu’en cas de litige, on établit qui a autorisé quoi, où et quand. Enfin, puisque chaque demande arrive avec son emprise dessinée, le territoire dispose d’une carte de tout ce qui s’ouvre. Le succès tient à un projet porté par les agents, à une connexion sans mot de passe et à l’absence de toute installation.
Un projet inspirant
Le Pays de l’Ozon ne rattrapait pas un retard, puisque ses procédures étaient écrites, ses agents sérieux et ses délais tenus. Le suivi lui échappait cependant, ce qui montre qu’il existe un plafond que la rigueur seule ne franchit pas : on ne relit pas ce qui n’a jamais été écrit au même endroit, et l’on ne compare pas deux chantiers décrits en toutes lettres. En cherchant seulement à coller à ses propres cas, le territoire a décrit le fonctionnement de n’importe quelle collectivité française. Une autre peut donc reprendre l’outil sans marché lourd, en ouvrant son espace, en ajustant les questions de son formulaire et en invitant ses communes par un simple lien. Une démonstration ouverte permet enfin de tout parcourir avant de décider.
Vous aussi, mettez en valeur votre projet territorial
Ce que vous faites est beau et grand, faites le savoir et vous serez peut-être parmi les 15 lauréats à Paris en fin d’année.