L’arbre est un bien commun, vivant, qui n’est pas indestructible. Ce nouveau cahier de protection a été créé de sorte à établir des règles pragmatiques afin de permettre d’allier contraintes urbaines dans les projets d’aménagement avec la préservation du patrimoine arboré. Celui-ci étant de plus en plus fragilisé par les conditions urbaines et le changement climatique.
L’arbre, un bien commun : de l’engagement aux actes concrets
Porteur(se) de projet
La problématique
Un projet collaboratif
Afin de répondre à l’enjeu de créer un cahier pragmatique face aux différents enjeux que peuvent comporter les projets d’aménagement, nous avons souhaité co-construire ce cahier avec les différents intervenants. Pour ce faire, nous avons commencé par travailler avec nos différents collègues aménageurs pour comprendre leurs contraintes. Puis nous l’avons présenter lors de séminaire aux acteurs externe lors de trois séminaires spécifique : le premier à l’attention des maitrises d’ouvrage, le deuxième à l’attention des maitrises d’œuvre et le troisième à l’attention des entreprises de travaux.
Nous sommes ainsi parvenus à élaborer un outil construit avec l’aide de tous : maitre d’ouvrage, maitre d’œuvre et entreprise. Cela afin de trouver le meilleur compromis possible entre nos contraintes et responsabilités respectives.
Ce travail, mené de longue haleine, s’est révélé particulièrement enrichissant. Il aura permis d’observer que nous sommes nombreux à avoir une sensibilité pour les arbres et le vivant, quand bien même nos secteurs d’activités peuvent sembler être contradictoire.
Un projet performant
Ce projet a permis de sensibiliser de nombreux acteurs sur la prise en compte du patrimoine arboré lors des différents projets d’aménagements.
Aujourd’hui, de moins en moins de rappels doivent être fait pour demander la mise en place de dispositifs de protection. Les maîtrises d’œuvre intègrent de plus en plus souvent la matérialisation des zones de protection directement sur leurs plans. Les travaux réaliser à l’aspiratrice à proximité des arbres sont désormais devenus une règle. Enfin, les points bloquant sont de plus en plus souvent levés en amont des projets grâce à la réalisation de sondages racinaires.
Un projet inspirant
Ce projet est inspirant, car il a permis d’aboutir à un résultat qui semblait peu réalisable lors des premières discussions. Peu de personnes croyaient qu’il était possible de pouvoir réaliser des projets avec de telles contraintes.
Au final, de nouvelles solutions, parfois innovantes, sont régulièrement trouvées grâce à l’implication des différents acteurs. Nous pouvons citer comme exemple l’intégration de racines permettant l’ancrage de l’arbre dans les structures du tram, ou encore la réalisation de pistes cyclables et de cheminements piétons en surélévation.
Un travail intéressant notamment pour les travaux en zones urbaines où l’espace est fortement contraint et les besoins multiples