Afin de répondre à un besoin identifié sur le terrain (travailleur·ses sociaux·ales) puis confirmé par une étude, le Conseil départemental a déployé, avec ses partenaires, un service innovant de garde mobile pour les enfants de femmes victimes de violences conjugales. Ce service innovant est assuré par L’Enfanfare, structure de l’économie sociale et solidaire, qui mobilise des professionnel.les de la petite enfance formés aux conséquences des violences conjugales. Sollicité par les Maisons des Solidarités sur tout le territoire haut-garonnais, le service intervient sur le lieu de rendez-vous lors des démarches médicales, judiciaires ou sociales des mères.
Sortir de la violence conjugale en préservant les enfants
Porteur(se) de projet
La problématique
Un projet collaboratif
Ce projet est porté par le Conseil départemental de la Haute-Garonne. Il est également porté par l’Etat via le Contrat local des solidarités. Sa réussite repose sur une démarche de co-construction associant services départementaux, Maisons des Solidarités, associations spécialisées et partenaires institutionnels. Cette dynamique collective a permis d’élaborer un marché inédit puis de construire, avec L’Enfanfare, une solution sur mesure. Aujourd’hui, son adoption par les travailleur·ses sociaux·ales et les partenaires de l’Observatoire départemental des violences faites aux femmes (copiloté par l’État et le Conseil départemental) témoigne de la réussite de cette démarche collective.
Un projet performant
Depuis le lancement du dispositif en octobre 2025, 26 gardes ont été réalisées au bénéfice de 45 enfants, dont 29 âgés de moins de trois ans. Seules deux demandes ont été annulées, démontrant l’adéquation du service aux besoins des femmes victimes de violences conjugales. Son principal facteur de réussite réside dans sa capacité d’adaptation : réactivité, couverture départementale, confidentialité et intervention de professionnel.les spécifiquement formés, directement sur les lieux des démarches, dans des contextes variés tels que les tribunaux, les commissariats, les unités médico-judiciaires, ou encore les hébergements d’urgence.
Un projet inspirant
La réponse inédite apportée par ce projet à un besoin social jusque-là sans solution opérationnelle a suscité un intérêt, tant médiatique, avec des relais dans Le Parisien ou La Dépêche du Midi, qu’institutionnel. Le tribunal judiciaire de Toulouse étudie notamment la création d’un espace dédié à ces gardes et d’autres partenaires s’engagent dans la même démarche, preuve de sa capacité à inspirer durablement les pratiques. Les problématiques auxquelles il répond étant partagées par de nombreux territoires, cette première expérience réussie constitue un modèle pouvant être adapté et déployé dans d’autres collectivités et acteur·rices du social.
Vous aussi, mettez en valeur votre projet territorial
Ce que vous faites est beau et grand, faites le savoir et vous serez peut-être parmi les 15 lauréats à Paris en fin d’année.
Bravo!
Bravo pour cette action qui devrait aider de nombreuses femmes à aller de l’avant pour se sortir de situations complexes.